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Amitié et orientation

 

Pour se rendre compte du départ. Petit jeu, arriverez à vous retrouver, j'ai trouvé à partir de 3:55 un couple que je connais bien ;-)

Un clic sur l'image vous amène vers la galerie photos

 

 

Pour avoir un aperçu du départ...


Voilà qui résume ce week-end extraordinaire.
Cette année le POP s'est déplacé en nombre sur les terrains de Haute-Savoie qui accueillaient l'édition 2014 du raid O'bivwak.
Une liste entière de superlatifs ne suffirait pas pour résumer l'extraordinaire aventure humaine et sportive que nous avons vécue ce week-end. S'il y a des moments importants dans la vie d'une association et d'un orienteur, celui-ci est probablement l'un des plus riches en émotions.
Les 12 participants de l'aventure étaient par équipes et dans le désordre Stef-Mimi, Greg-Jphi, ED-François, Popy-Rustine, Jib-Julien, Laure-Thierry.
L'ensemble des participants est invité à me fournir leur compte-rendu que je mettrai en ligne dans cet article.

Et pour finir, les très attendus articles de l'équipe Greg/JP et le Croustillant récit Edouard/François

(ça fait du bien de l'écrire non ?, c'est comme un thérapie ;-)

 

 

 

CR O BIVWAK 2014 Edouard et François

Récit d'Edouard et François (circuit C):
 
J-1: C'est une première pour nous, on part un peu dans l'inconnu mais on est au taquet. On arrive au gite le vendredi soir à 23h, 1h30 avant le reste de la troupe qui vient en bus scolaire. Je perds François dans la montée au gite, il ne parle plus. Ca tourne ça tourne, le raoul n'est pas loin...  Je décharge il s'oxygène et ça va un peu mieux, mais il se couche pour être en forme demain. J'attends les popains avec mon Fluide Glacial. Ils sont enfin là, tout le monde prend possession du gite mais personne ne veut de bière... Greg fait exprès de s’asseoir sur François en prétextant qu'il ne l'avait pas vu dormir, la compet. commence, bravo ! Zou, je me couche avec les boules kiesse pour éviter les ronflements d'Alain. Vous saviez que les coqs en Savoie il se réveillent à 4h du mat? Si, si...
 
J: Tout le monde se réveille avec la banane et on a hâte d'y être. François est remis, ça va chier! Comme on ne peut pas laisser les affaires au gîte avec Thierry on trouve un moyen d'y laisser planquer nos victuailles, cervoise et autre breuvages. Direction le parking de la station de Semnoz. C'est beau. On récupère les dossards et on les épingle fièrement sur nos cuisses toutes frétillantes. On mange avant le départ. Bof pas trop faim mais faut se forcer. Il reste un peu plus de 30 minutes avant le départ et sac sur le dos on passe le sas pour rester sur la zone de départ. Je suis obligé de retenir François car il est limite à danser sur un plot avec cette musique techno. Ca grouille de partout, tout le monde regarde l’énorme carte au format A2. Pfffffuuuiii c'est grand! Tiens y a quand même pas mal de courbes bistres (oui oui j'ai appris le mot il y a peu)... Ca va piquer! Attention 5, 4, 3, 2, unnnnnnnnnnnnnnnn, go.......... et on marche! Ben voui y a du monde. Allez avec François on est en forme alors on court un peu pour doubler. C'est parti on récupère la feuille de route. Je dicte, il trace. On fait tout d'un coup, c'est mieux pour nous pauvres novices. Zouu on récupère la balise 1 puis 2. Facile c'est découvert et tout le monde va dans le même sens. En haut c'est chouette mais on veut tracer alors on double. C'est parti pour la 3, ça commence à se séparer mais comme on ne veut pas suivre bêtement on se force bien à choisir notre itinéraire. Puis on va à la 4. Déjà on cherche un petit peu plus mais ça va. C'est parti pour la 5 et bamm je me tords la cheville. Classique! Heup, chevillère et c'est reparti mon kiki. On a chaud! On enchaîne les suivantes puis on croise deux femmes qui demandent où nous sommes. En grands gentlmen, nous leur indiquons avec une précision grandiose l'endroit! Elles nous remercient et veulent citer le n° 3059 pour le prix du fair-play. Elles nous suivent un peu. Avec François on discute et on loupe le petit sentier à gauche. Demi-tour 20 secondes plus tard et comme par hasard plus de filles... elles se sont éclipsées discretos. Fair-play mon cul! Bande de sa..xxxljdekjzbbz ! Bref! Et là les ennuis comment sérieusement. Pour la 8, on prend une mauvaise visée et on se décale vers la gauche. On cherche on cherche, on descend on remonte à n'en plus finir, tout se ressemble. Au bout d"un certain temps je regarde ma montre pour les portes horaires et théoriquement il resterait 15 minutes! Panique à bord, il faut la trouver. On rencontre une autre équipe aussi paumée que nous et on cherche le Graal ensemble. Ouff ça y est elle est là cette putaxxxxxxx de balise de merdxxxx. 1h18m30s entre la 7 et la 8 qui dit mieux? (une fois aux chiottes de retour chez moi il était pourtant là ce petit chemin qui y menait) On bip et on dévale une pente à 60%, ça fait mal aux cuisses et je vous raconte pas le nombre de fois qu'on a failli se gameller. On finit par rattraper la route en bas et.... on part à l'envers! Heureusement François, lucide comme un criquet (et oui pourquoi pas), me dit de faire demi-tour car on est en train de repasser sous la ligne électrique. On redescend et au passage on en profite pour dire à l’équipe qui monte aussi que ben non c'est pas par là (qu'est ce qu'on est sympa c'est fou!). On trouve la 9 et 10. Heu au passage sérieusement c'est quoi ces layons? Non mais ça va pas bien de mettre ça sur la carte hein c'est impossible à suivre. Pffffff. Encore frais comme des gardons, après 3h38 on part sur la 11. Aie aie aie comme on n'est pas bon depuis le début on le paye direct ici. On ne la trouve pas. Franchement c'est quoi pour eux un rocher bordel, moi j'en vois partout. Après 45 minutes à partir de la 10 il faut se résoudre difficilement à partir sans pointer. Du coup c'est PM et hors classement. On prend un coup au moral, on rumine, je me mets à pleurer... non je déconne. Bref, ce n'est plus "pompelup". La rencontre de l'équipe choc Christineuuu (fait péter la poire...) et d'alainouné nous revigore: "Ha salut les gars ça va?" "RRrrrrrrrrr nan va pas on vient de lâcher une balise" "Ha!" On essaye de se remotiver mais ça nous bouffe de l'avoir loupée. Allez il faut y aller 12 13 14 (wouah la 14 elle est loin).  Moralement ça va mieux mais la fatigue qui commence à venir n'aide pas dans le choix des itinéraires et puis non de dieu on n'y voit pas sur cette carte c'est petit! Proche de la 14 j'entends "hey Edouardoo" Vla l'ami Jib et son compère Julien bondissant comme des gazelles. Ca nous fait du bien de les voir ces deux là. Eux ils ne sont pas PM mais ils nous demandent tout de même où l'on est! (François on aurait du se barrer à ce moment là chutt). Ils foncent sur leur balise et nous sur la notre. On ne se reverra qu'à l'arrivée. François a eu la bonne idée de ne mettre que 1,5L d'eau dans son camel. Il commence a être tout fripé mais il est robuste et utilisera son urine. On continue nos vendanges de raisin pour aller finir les 3 dernières. Le super point de vue à la croix qui surplombe Annecy nous oblige à sortir l'appareil photo pour immortaliser le moment. Que c'est beau! Allez, 16, 17 et 18 et.... ouff c'en est terminé pour la première journée. Nous sommes acclamés par la foule du POP en délire de nous voir, enfin, arrivés. Faut dire que ça fait plus de 2h qu'ils attendent... Je regarde ma montre. Belle perf! Théoriquement ça devait être 14.1km avec 425 de D+.  Et nous, ne reculant devant rien et bravant tous les danger nous fîmes 25km 636 D+ et 1272 D- en 06h28 Autant vous dire que nos jambes étaient chaudes.... Allez on va boire dans les citernes de l'armée et s'allonger entre le tentes. Je laisse François monter la tente seul mais avec l'aide éclairé de Laure et j'essaye de digérer les 10L d'eau que j'ai bu car ça  passe pas bien. On mange ensemble et on se raconte nos parcours. C'est cool et ça fait du bien d'être tous réunis. J'arrive enfin à mettre cette petite bouteille de gaz sur notre réchaud et Emilie me glissera gentiment: "Ah au moins t'auras réussi un truc aujourd'hui!" Bien, bien, bien...Quant à Julien, il se fendra d'une petite remarque mémorable que je vais taire ici pour ne pas choquer les plus sensibles suite aux étirements de Laure. La nuit commence à tomber et on perd un par un les popains. Qu'à cela ne tienne, avec Thierry et François on fait de la résistance et on peaufine notre tactique pour le lendemain: alors oui les tous petits chemins se voient en fait c'est pas comme chez nous et les cartes de Steph, c'est à cause de l'échelle. Du coup ça sera sûrement plus simple demain... Et puis on va peut être utiliser la loupe de la boussole aussi hein. 23h30 il est temps d'aller se coucher car à 05h c'est rebelote. On se couche avec François dans la tente playmobile. Je remets mes boules kiesse car Alain est encore à côté :) 03h12 François est réveillé et il entend Steph qui parle à Emilie de ... ? taupes ?! Hallucinations auditives, sûrement.
 
J+1: la nuit est courte et je me suis un peu caillé mais tellement la flemme de me rajouter une petite laine que ça a attendu le vrai réveil. 05h une douce musique de saxophone nous réveille. Qu'est ce que c'est agréable. Les lampes frontales se battent en duel pendant le petit dej. On plie bagage. Nos champions Greg et Jphi partent 1/2h avant. Allez les gars et à dans 16h... Avec François on est prêt à en découdre, même pas mal aux jambes et avec la tactique d'hier ça va fumer. Objectif du jour: pas de PM, pas faire 25 kms et pas faire plus de 06h. Pas la peine de faire un caca on est léger comme l'air (à 10kg prêt pas loin de faire 2 fois le quintal à nous deux quand même). Pas de cube pour François dans le sas. Go! Allez ça bouchonne toujours autant de people. On trottine doucement. On récupère la feuille de route. Je balise d'un coup avant de m'asseoir car je n'ai pas vérifier si le carré de report est bien dans mon sac. Si il est là, ouf ! Par contre, merde les stylos n'écrivent pas, même le crayon à papier. Pourtant c'est des stabilo ces machins ! La carte doit être un peu humide. On arrive tant bien que mal au moins à en reporter 4 sur une carte puis on décide de partir et de se poser en route pour reporter le reste. Bon on fait plus attention aux chemins avec la loupe mais on a toujours tendance à trotter trop et il faut revenir en arrière pour attraper la première balise. Donc 1 puis 2. Ah on revoit notre fameuse équipe féminine (vous savez les connas.....) qui suivent bêtement un groupe dès qu'elle en rencontre un. Comme la CO est un sport d'entraide et de délicatesse, je refoule mon âme d'handballeur pour ne pas les enterrer vivantes dans une petite dépression. Allez on va à la 3, on se perd un peu car on fait encore trop de distance. A la 3 on essaye de reporter les balises avec ces putains de stylos de merde (excusez le vocabulaire, mais en écrivant on revit la course ! ) qui ne marchent toujours pas. Ca s'annonce très, très compliqué et le moral en reprend un coup ! Comme on est en parfaite symbiose avec François on se corrige mutuellement sur le parcours et on fonctionne avec les 2 cartes, deux balises de plus ayant été tracées, mais la mienne n'a pas les balises du second jour et je galère à garder avec mes 2 pouces le départ du poste et le prochain. Ca fume dans la caboche je me dis qu'on ne peut pas faire la course comme cela. On trouve enfin cette 4 et je mendie un stylo à un contrôleur. Il nous le prête entre deux contrôles. Le sauvetage arrivera de notre ami jib qui toujours tel le mouflon bondit de rochers en dépressions. Il balance avec dextérité son unique stylo 4 couleurs. J'ai envie de lui rouler une galoche mais on verra ça plus tard. On reporte en vitesse les balises et on repart. Ca pique les jambes sérieusement et on commence à souffrir en montée. Depuis un moment on ne court plus on marche. Il fait chaud et je sirote un petit peu par petit peu mon camel. 5 ok. On est sur la 6. Bizarre elle devrait pourtant se trouver là ... On fouille. Vraiment bizarre. Un rapide coup d’œil sur les coordonnées et merde on s'est trompé en ordonnées. Argg vite on reporte et on y va. On se dit "Ah c'est pour ça que l'équipe devant est plus descendue". 6 ok. Puis 7, on se complique la vie encore une fois en prenant le 1er chemin au lieu du second. Elle est bien en bas il faut descendre. Ahhhhhhhh j'ai plus de jambes. Allez 7, 8, 9 c'est bon. Impossible de marcher vite on souffre dans chaque montée. Un petit coup de bip bip m'indique que ma montre gps en a marre et que c'est trop long pour elle. Elle rend les armes à 05h25 16,5km 900D+ et 318D- :) . Pour la 10 je refuse de suivre la courbe de niveau pourtant facile pour aller à la grotte et préfère m'approcher au plus près. Vu comme on est bon on serait capable de redescendre à Annecy. On cherche l’affût pour prendre un repère. Introuvable (on saura plus tard qu'en fait c'était un peigne avec une seule branche et donc un fossé. Oui oui c'est bon c'est vrai la couleur était marron). 10 ok. Allez , la 11. Ca grimpe ça grimpe. Ce qui est bizarre c’est que l'équipe d'avant ( deux dames d’un âge honorable) qui nous met des vents entre chaques balises, repartait dans l'autre sens.... Bref on s'approche on y est. Mais c'est fou elle doit être là.  Vu les progrès forcés en lecture de carte (à force de jardiner.. ) on en est sûr. On cherche un peu puis, sous la pression des échos de la sono d’arrivée on ressort, coordonnées et carré de report, pour se rendre compte, qu'on s'est trompé de carré. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh Elle est à 1,2km! On est d'accord on n'ira pas, fait chier. C'est à ce moment là que je rêve de bière fraîche et François de confit de canard. Ca ne nous quittera plus jusqu'à l'arrivée. Allez 12,13,14. Plus que 3, qui sont juste à côté de l'arrivée. Ca y est oui, oui, on est là. Les popains nous acclament et se roulent par terre de bonheur. Je bip. Oui c'est l’extase s'en est terminé! On est rincé. Steph dans un élan de solidarité nous paye 2 bières fraîches. Bon niveau objectif, c'est un peu loupé hein: 07h30 de course et j'estime à 23km pour pas loin de 1500 D+. On aura fait nos 50 bornes avec un cumul d'approximativement 4000m. Deux beaux boulets!
On décline l'invitation à la spéléo, pour aller lézarder au lac d'Annecy. Une petite descente avant une grande descente. Un azimut bien pris sur le parking, une place en plein centre deux minutes après notre arrivée. Ca c’est une victoire. 2 pintes tavernier siouplait ! Ronflage dans le parc puis petit bain dans le lac.
Le soir, petit débrief d’après course, tout le monde à l’air de vouloir faire le C l’année prochaine ! Y a quelques choses qu’on n’aurait pas compris ! Mais enfin, l'instant tant attendu du confit est arrivé. Merci Thierry. Un coup de Déclic à 6. Greg n'a rien pigé aux règles, il ne sait même plus sa droite de sa gauche. Ah bravo l’orienteur !
 
J+2: On range tout le bazar et on mangera sur la route. Même pas bu le champagne pour la victoire de Greg et Jphi. Le bus scolaire nous fera visiter Lyon, les berges du Rhone et ses embouteillages histoire de ne pas rentrer trop vite.
 
Bilan: trop trop bien. Même si on a était des boulets c'est pas grave. Merci à tous (Emilie, Steph, Thierry, Laure, Jib, Christine, Alain, Greg, Jphi et mon coéquipier de choc François) pour ce bon moment. L'année prochaine on fait le A histoire de faire 100 bornes.
ps1: Alain c'est pas vrai tu ronfles pas!
ps2: on voit mieux les détails aux chiottes.
ps3 : (par François qui à tout relu et corrigé)(et s’il en reste je ne suis que prof de ballon) : je sais pas toi Edouard, mais depuis trois nuits moi je cherche des balises et la course ne finie jamais ! (véridique) Bref je crois que je suis accro.

The End.

CR O BIVWAK 2014 Greg et JPhi

Vendredi 18h, les Popains déjà nombreux et réunis dans le Van de Jphi me récupèrent en chemin, direction Annecy! Une destination qui fait rêver tout orienteur: la promesse d'un cadre splendide, de terrains somptueux et très techniques, théâtre de grands évènements passés (Coupe du Monde 2010); bref tout ce dont peut espérer un orienteur passionné. Seule incertitude, mais vite enlevée: la météo! Pas de souci cette année, le soleil sera au rendez-vous.

L'ambiance est à la rigolade lors du voyage (comme durant ces 4 jours), et après quelques péages et un PV, nous voilà arrivés au coeur des Bauges (« c'est loin, mais c'est beau » - même de nuit - comme dirait l'autre), à Aillon-le-Jeune (qui porte assez mal son nom en fait).

Une bonne nuit de sommeil, et direction le Semnoz, sur les hauteurs d'Annecy, avec des paysages à couper le souffle tout au long de la courte route.

 

Récupération des dossards, repas dans l'herbe (où on cherche déjà l'ombre), puis vient l'heure de la vérification (rapide) des sacs, et de l'installation dans la zone de départ. 1H d'attente qui nous permet de contempler la magnifique carte de jeu (tout en longueur: 13kms!), de prendre une photo de groupe, de se remémorer le système de report de postes, de retrouver pour ma part de vieilles connaissances parisiennes. A H-5, les 2000 coureurs se lèvent et se massent sous l'arche de départ. La tension est palpable, mais l'ambiance est sereine et décontractée. Seul souci pour notre binôme: Jphi s'aperçoit à H-2 que son sac à dos perd de l'eau! Gros moment de panique, car avec cette chaleur, courir sans eau serait suicidaire! Jean-Phi ouvre son sac, et ouf! Ce n'est que le tuyau qui était dévissé. Un peu inquiets quand même, nous vivons les derniers instants avant le départ. Puis c'est parti! Assez mal placés, nous sommes contraints de faire les extérieurs sur cette longue montée (1500m pour 180m de D+) pour remonter quelques places, en alternant course et marche (car il faut gérer pour ne pas se cramer). Au sommet, on reporte les postes (le 7 premiers) et s'élance à l'assaut de ce parcours B, annoncé à 37kms pour 1500m D+ sur les 2 jours. En route vers la balise 1 et après 1000m de course, je m'aperçois que j'ai laissé le carré de report au départ..... Tant pis, j'en ai d'autres en rab'. Les 2 premiers postes sont offerts, d'autant que nous ne sommes pas seuls. Au poste 3, dans une zone très compliquée et très difficile pour la progression (nous mesurons chaque pose de pied pour ne pas nous faire très mal), nous sommes rejoints par le duo mixte Peyvel/Bouchet que je place en favori (et qui gagnera au scratch avec une belle avance). J'informe Jphi que c'est eux qu'il faut suivre. Mais mon orgeuil prend le dessus, et sur l'interposte le plus technique du raid (3-4), je prends une option personnelle osée, qui ne portera pas ses fruits.... Je jardine un peu, et les meilleurs sont passés, on ne les reverra plus... En voulant se recaler, on tombe heureusement sur la bonne balise (on cherchait à 200m de là!). La suite se passe mieux: forcément à découvert, c'est plus simple. Mais le soleil tape et le physique décroît déjà. Heureusement, la vue sur le Mont-Blanc et le massif des Aravis est là pour nous en mettre plein les yeux! Au crêt du Chatillon (point culminant du raid), nous jouons les acteurs devant la caméra qui nous suit, avant de plonger dans une descente de près de 1000m de D- pour rejoindre le bivouac. Tout se passe bien jusqu'à la balise 11, où Jphi préfère stopper, victime d'ennuis physiques. Cela tombe bien car j'ai un peu perdu le fil de mon orientation dans cette zone qui a posé des problèmes à de nombreux coureurs croisés ensuite (dont Julien et JiB). C'est encore en voulant se recaler qu'on tombe sur la balise. Tout de même 10 minutes perdues! A l'approche de la balise 13, nous rattrapons Laure et Titi, et ils s'accrochent à nous pour arriver ensemble à la croix surplombant le lac d'Annecy. La vue est somptueuse, entre lac et montagnes. L'arrêt photo est obligatoire! Puis on repart vers l'arrivée. Il était temps pour moi, car j'ai marqué le pas physiquement sur les 3 dernières balises. Jphi, qui a retrouvé des forces, a été super pour cette première journée: aller pointer les balises sur de simples indications orales (et pas toujours au bon endroit) est quelque chose de très compliqué. Bravo à lui. Nous sommes fiers d'arriver 1er Senior Homme du circuit B, ce qui nous vaut l'honneur de vider nos sacs pour vérification du matériel obligatoire. Mais on ne s'enflamme pas, d'autant que les 1ers scratch (duo Peyvel/Bouchet) nous a mis 50 minutes dans la vue!! Impressionnant. Au cours des 4h qui suivent, nous accueillons à tour de rôle tous les binômes popains sous les applaudissements. Chacun a eu des difficultés, mais leur courage et parfois leur acharnement sont à mettre à leur honneur.

 

Vient l'heure du bivouac, moment convivial où chacun raconte sa course autour d'un repas entre les tentes. 22H annonce la fin de la journée et le dodo, pas forcément réparateur (nous avons opté JPhi et moi pour l'option « matelas en herbe »!), mais salvateur. 7H d'une nuit fraîche plus tard, les premières notes de saxophone nous réveillent en douceur, si ce n'était pas déjà fait. Un café et quelques fruits secs vite avalés, nous rejoignons JPhi et moi la ligne de départ dès 6h du matin, pour accompagner tous les 1ers des catégories, qui partent ensemble, avec le reste des concurrents en chasse. Derrière nous, les autres seniors H sont à 4, 10 et 17 minutes. Pas trop le droit à l'erreur donc si l'on veut garder la 1ère place! Et c'est ce qui se passera sur ce 2ème jour. Les 2 premiers postes sont assurés, à la lueur de nos frontales (il ne fait pas encore bien jour), puis après le poste 3, c'est le début de la longue remontée vers l'arrivée, un trajet qui durera 3h30 pour plus de 16kms et 1300m de D+!! Le poste 4 offre un grand choix. Nous optons pour la plus simple techniquement, quitte à nous mettre plus de côte. Nous commençons à croiser d'autres équipes (parties après nous), si bien qu'il nous est difficile d'estimer notre classement. Au poste 8, nous reportons le reste des postes. Physiquement, ce 2ème jour est très difficile. Nous passons près de 80% du temps à marcher (certes vite), ce qui rend l'orientation un peu plus simple que la veille. 2 hésitations en approche des balises (10 et 11 – 25 et 26 sur mon tracé), dans des zones bien chiadés. JPhi et moi connaissons tour à tour des défaillances, liées à la chaleur et à la nourriture qui parfois passe mal, mais notre binôme se complète idéalement, tout en répartition et compréhension. Quelques duos masculins du circuit B nous ont rejoints, mais je n'arrive pas à identifier s'ils sont séniors ou vétérans.... Bref, on a chaud aux fesses, et après une balise 12 heureusement vitre trouvée, nous filons en douce mais en vitesse vers les 3 postes rapprochés de l'arrivée, laissant nos concurrents derrière. C'est fou comme on peut retrouver des forces quand la pression monte! Derniers mètres franchis ensemble, l'accolade avec JPhi est franche. La satisfaction vient dès la ligne franchie: nous sommes 1ers seniors Homme du circuit B, place que nous conservons que pour 2 minutes! C'était chaud.

Comme la veille, nos Popains nous rejoignent les uns après les autres, tous le sourire aux lèvres, même Edouard et François, qui en ont bien bavé aujourd'hui! Le programme à ce moment est simple: repas, bière et sieste à l'ombre. Dure la vie d'orienteur!

 

L'après-midi se passera dans la fraîcheur d'une grotte (merci Titi pour ce joli moment!!) et à l'ombre d'une terrasse de café près d'Annecy. De bons moments quoi! Comme ce superbe repas offert le dimanche soir pour notre cuisto préféré (Thierry).

Le lundi marque le retour au pays, laissant derrière nous (mais dans nos têtes à jamais) de jolis moments de vie. Un groupe est quelque chose de formidable quand il vit bien, ce qui fût le cas durant ces 4 jours, qui resteront dans nos mémoires d'orienteurs pendant longtemps.....

 

Personnellement, le mot qui me vient pour terminer ce récit, c'est le « partage »:

  • Partage de bons moments

  • Partage de souffrances

  • Partage de repas

  • Partage des tâches (avec JPhi)

  • Partage des portages!

  • Partage de savoirs, de récits, d'anecdotes,...

  • Bref, partage de plaisir!! ;-)

 

Un grand BRAVO à tous les Popains! Vous pouvez être fiers de vous tous. Et un grand MERCI à JPhi, le partenaire idéal (mais je n'en doutais pas), prêt à tout pour me faciliter la tâche d'orienteur: cavaler pour aller pointer, accepter mes choix, me faire confiance, nous encourager.... Forcément déçu pour lui que nous ne soyons pas récompensés de notre 1ère place (car classés en Senior et donc pas sur notre circuit de référence, le A), mais l'essentiel est ailleurs....!

CR O BIVWAK 2014 Rustine et Alain


Après des hauts et des bas au niveau physique pour moi depuis le début de l'année , tout va bien , et je retrouve ma partenaire préférée (en raid  ) Christine (surnommée  « Rustine » pour les popains) , "affûtée" comme jamais ,ça y est nous y sommes : O BIWVAK 2014 c'est parti !

Après une épopée super sympa tous ensemble dans le Van de Jphi et une nuit courte mais salvatrice nous atteignons samedi matin le site de départ d'O BIWVAK 2014 .
Retrait des dossards, petit pique-nique sur l'herbe pour "grignoter" quelque chose avant l’épreuve ...et tout s'enchaîne: derniers préparatifs pour tous, passage au contrôle -très sommaire - du sac à dos (ils n'ont vérifié que la couverture de survie et l'eau)
puis c'est la remise de la carte et l'entrée dans la zone de départ.
Nous nous regroupons tous ensemble, penchés sur la carte vierge de toute balise et les remarques et conseils de Greg ne sont pas de trop pour Rustine et moi... Quelques photos dont celle du groupe au complet , quelle équipe !!!!  
12h30: départ en Mass Start pour rejoindre la zone de récupération de la fiche des définitions.
ça monte déjà fort , Rustine et moi  faisons nos reports et partons à l'assaut des balises !
Les premières défilent sans problème particulier et nous savourons un paysage éblouissant...
Puis arrive la balise 6 ou nous "jardinons" et perdons beaucoup de temps... nous rencontrons alors une bande de copains étudiants lyonnais (3 équipes regroupées)que nous nommerons « la bande à Charly « qui sont dans la même situation que nous , nous unissons nos efforts et trouvons  sur cette balise 6 !  
Nous les quittons pour prendre un gros dénivelé négatif afin de rejoindre un chemin et je glisse ( effet du poids du sac à dos en plus ???...)durement sur la fesse gauche sur un rocher ... Nous faisons plus bas une pose et y retrouvons un autre couple mixte également en récup' , on se regarde ...ils sont dans la même situation que nous : physiquement ça « pique » un peu ,le temps s'écoule et les heures limites sont proches ...il nous reste 9 balises ,nous décidons de laisser la 7 pour aller à la 8 , l'important pour nous n'est pas le classement .... Puis nous passons à la 10  et nous constatons que cela fait près de 5 heures que nous marchons ,nous décidons de rejoindre le camp "au plus court". Rencontre avec une autre équipe très sympa(pompiers de la région )qui nous indiquent la direction à prendre... Nous prenons alors (prudemment)la route après avoir indiqué notre décision de rentrer à un poste de l'organisation...Nous rejoignons alors le camp , certes déçus mais comme nous le disons toujours : nous ne sommes pas là pour prendre des risque et nous mettre en danger , ... que le plaisir on vous dit !!!! A cet instant , il n’est pas certain que nous partions pour l’épreuve du lendemain … après les 6 heures de marche d’aujourd’hui , les PM , le moral est un peu dans les chaussettes … mais c’était sans compter sur les potes qui nous attendent sur le campement et qui nous accueillent  comme il faut:  ils nous ont "réservé" de la place pour nos tentes ...cool, nous sommes tous regroupés , et après l’arrivée de nos deux « guerriers «  Edouard et François ,ce rassemblement de  tentes ,séparées de quelques centimètres ,voire même qui se chevauchent, est plus que convivial :  l’équipe est réunie et soudée !!!   
La soirée est alors un enchaînement de partages en tous genres : récits de parcours, anecdotes, rencontres diverses...mais aussi soupes , saucissons , plats divers et autres spécialités bio !!!  En clair :  ce pour quoi on fait O BIVWAK !
Nous nous couchons les uns les autres selon nos fatigues et envies respectives dans le respect des besoins de chacun…. Quelle journée !!!!
Demain est un autre jour ….

Dimanche Levé 5 heures au son du saxophone (en fait j’étais réveillé ¼ heure avant qu’il ne commence  ,  Rustine , dans sa tente à coté …« bougeait » déjà …)
Chacun sort de sa tente un peu la tête en vrac de n’avoir pas ,peu ou mal dormi mais le mental est là et les choses sont claires :il va falloir « remonter » le déniv’ négatif  «  d’hier dans l’autre sens pour revenir à notre point de départ , donc  …ça va monter !

6H30 départ en mass start pour aller rejoindre le point de remise des défs ,dans la cohue d’un goulot d’étranglement nous nous retrouvons à coté de l’équipe de Thierry/Laure …mais qu’est-ce qu’il font là !!!  ( voir explication dans le CR de Thierry …)
Le report des balises se fait nickel et Christine prend la carte et oriente . Nous croisons Mimi-Steph à la 1 puis c’est la 2 qui nous pose problème ,nous faisons un bout de chemin avec 2 papy’s expérimentés mais perdus … on y perd 1 heure !La 3 dans un col est validée et après un long single track on attaque un dénivelé positif de folie pour atteindre la 4 , nous y croisons Jib qui me lance un rapide mais très encourageant   « ça va gros ?» et puis nous voyons accroupis nos deux guerriers Edouard et François en pleine galère de stylo avec des balises qu’ils doivent re-reporter (on apprendra que leur stylo initial s’effaçait …) la M…e quoi !
Puis après la 5 nous croisons le chemin de nos amis étudiants lyonnais « Charly et sa bande «  rencontrés dans la galère la veille !!! Nous décidons Rustine et moi d’un commun accord de faire le reste du parcours avec eux … Les échanges avec chacun d’entre eux est très sympa , leur Leader Charly oriente et fait le point avec Rustine ou moi mais mène avec une condition physique impressionnante toute sa petite bande ,il va falloir « tenir » le choc Popy , ils ont tous entre 22 et 24 ans , membres d’un club de trail , avec  un Charly (un beau bébé de 100 kg qui vient de faire les 75 kms de la STEtienne -LYON et qui a une « caisse «  énorme)et Claire une petite brunette qui s’est blessée au genou la veille mais qui marche fort malgré tout … Les balises s’enchainent et nous allons tous puiser dans nos réserves pour sprinter vers la dernière , ……5h.00.29  l’arrivée !!! Nous avons un pincement au cœur de quitter cette petite bande de copains et serrons les mains de chacun et embrassons chaleureusement Claire : quelles superbes rencontres ! ils nous ont « boosté » ,un grand merci à eux !!!  
O BIVWAK 2014 :  Ça , c’est fait  
Nous retrouvons les potes déjà arrivés, déjà changés ,déjà repus et pour apprendre une super nouvelle Notre binôme Greg-Jphi ont gagné O BIVWAK dans leur catégorie sur le circuit B : ils sont énormes Tous les 2 , chapeau bas champions !!!!!!!!!!
Nous sommes très fiers de vous !!!

Bravo aussi à Laure/Thierry qui font 7 ème dans leur catégorie/circuit
et une mention particulière pour nos deux guerriers de service Edouard et François
et l’effort surhumain qu’ils ont produit tous les deux pour boucler ce O BIVWAK 2014
Respect messieurs !

ENORMISSIME   le POP       !!!!!!!!  


Puis nous enchainons avec une petite collation bien méritée , plateau repas avec spécialités régionales , agrémenté de quelques bières !

Je tiens à remercier très sincèrement Christine , partenaire de raid hors pair , de m’avoir ,malgré les embuches accompagnée  dans cette super aventure … elle a une super « caisse » c’est certain , mais surtout  un super état d’esprit, une générosité immense  et un grand cœur…  (parole de Popy)

De notre épopée je garderai surtout cette sensation d’être bien en votre compagnie à tous ,
Cette même longueur d’onde qui nous a uni  tout au long de ces 3 jours passés ensemble.
Avec en tête » cette  reflexion de JPhi concernant cette notion si importante de  « plaisir » ,  philosophie commune  aux  RAID’OC24  et au POP .
Un grand merci à vous et  au plaisir de pouvoir partager à nouveau avec vous !
Popy.

 

CR O BIVWAK 2014 Mimi et Stef

Souvenir présent d'eau, de vent et de froid. Voilà ce qui nous a accompagnés mentalement ces dernières semaines, à vouloir cliquer quotidiennement sur l'onglet météo pour connaître la tenue adéquate. Et... le beau temps fut là !  Un peu de crème solaire et c'est parti. Le voyage à 9, un pur régal et bravo à JeanPhi notre chauffeur émérite qui, pour animer le voyage, jouait à "je cale" pour voir si on suivait, trop cool.

Mimi et moi avions préparé physiquement ce rendez-vous mais depuis un mois et demi, le genou de ma dame demeurait sensible... nous savions donc que nous y allions pour marcher et non courir. Car le poids du sac, même de seulement 5kg pour elle, pouvait accentuer la blessure. Donc, zenitude totale pour notre 3e Obivwak.

Départ donné, report de postes tranquille, ajustement de la genouillère, des bâtons (oui choix judicieux, on ne s'en est jamais séparé), entrée dans la carte progressive, nous arrivons au poste 2 avec vue sur le mont blanc, remarquable !

On enchaîne les postes mais le genou au 10e km se réveille donc on ralentit. C'est une étape qui descend, donc le genou souffre, vivement les côtes du lendemain. Le sol est caillouteux, accidenté, on ne retrouve pas de réelles belles et grandes zones de blanc ombragées, tant pis. On se retrouve rapidement isolé, et c'est très bien ainsi car on oriente à notre sauce. Une petite erreur nous force à faire une visée dantesque mais indispensable pour retrouver le poste 6 et ... pile poil dessus, yahooo. Mais il faut reprendre le même chemin sur 300m pour revenir vers la 7. Après 6h de rando, on arrive au bivouac, accueillis, acclamés par les autres POPains arrivés depuis des lustres. Installation tranquille sur la zone gardée pour nous, on prend le temps de découvrir les alentours et décongestionner un peu les guiboles. Le repas, pour nous, consiste en un morceau de saucisson, et une soupe chinoise avec des grains de couscous. Accompagné de graines grillées (amande, noix de cajou et noisettes) et de bananes séchées, les carrés de chocolat clôturent la session. Debriefing avec certains, hypothèses avec d'autres, on refait la course et on se prépare mentalement au lendemain.
L'heure du sommeil arrive, 22h extinction des feux. Petit duvet et tapis de sol ajouré, le bonheur !
5h, réveil par deux saxophonistes assez éloignés de nous, donc en douceur. Mais ce qui nous a le plus marqué, comme à chaque fois, c'est le bruit des impatients qui, avant les musiciens, actionnent les fermetures éclairs de leur tente. Ziiip zoouuuuppp...cela marque, croyez moi.
On encourage nos champions qui partent à 6h et le reste de la troupe part à 6h30. On se sent en pleine forme mais on ne peut pas courir car c'est le pédibus pendant 20minutes car le chemin n'est pas assez large jusqu'à la prise de def.
On finit notre report de postes quand on voit passer la team Titi Laure... encore là se dit-on? Ils jouent le podium... On aura compris qu'ils se sont faits piéger par le pédibus.
J'emmène sur le premier poste et grosse boulette cela commence bien... Mimi nous recale et on croise Rustine et Popy, on s'encourage, c'est parti !
Pas de chaleur, toujours ombragé, un tracé très intéressant. Mais nous trouvons les balises pas assez techniques sur le circuit D pour faire la différence avec d'autres, tant pis. Nous marchons toujours, les choix sont réfléchis pour que Mimi n'ait pas de dévers à prendre pour son genou. C'est plus court que la veille et nous terminons en 4h. L'expérience nous a fait prendre les tickets repas et hop on enchaîne, à peine arrivés, sur le repas.

Séchage des affaires sur le Van en quelques minutes vue la chaleur, et repos psy et phy car on en a bien besoin à ce moment.

Proposition est faite d'aller l'après midi dans l'activité Spéléo, trop cooool. Car cela annonce une grasse mat le le lundi matin... Nous repartons satisfait de notre périple. L'année prochaine, pas de pépins physiques et inscription sur le C.

Fin de séjour génial, entre POPains. Repas canardesque offert par Titi, notre chef cuisto adoré. Retour par le tunnel de Fourvière, on a échappé au pire vu les ralentissements juste avant le long du Rhône.

Les images que notre team retient :
- la vue sur le Mont Blanc
- la vue sur le lac d'Annecy
- la vue du poste 6 après 300m de visée et de lecture du relief
- la joellette avec l'enfant handicapé, tracté par 8 adultes
- l'attente d'Edouard et François le premier jour (entre crainte et soulagement, bravo les garçons, vous avez très vite progressé mais certains postes restaient très techniques, l'année prochaine, fingers in the nose)
- la disparition de la douleur du genou de Mimi
- l'année prochaine, on court !
- l'idée de POPY d'emmener des jeunes dans l'aventure (un adulte expérimenté et un jeune) est à creuser
- et peut être un record sur le nombre de participants d'un même club pour nous...

Bref, rdv en Ardèche l'année prochaine !!!!

Mimi et Stef

CR O BIVWAK 2014 Laure et Thierry

Pour la deuxième année consécutive la dream team de l'eau'bivwac 2013 (édition précédente qui fut dantesque, car copieusement arrosée) s'est reformée pour sécher l'affront subit par l'annulation de l'épreuve.
Cette année, gonflé à bloc et sous un soleil radieux nous avons pris le départ sur le circuit D mixte sénior. Fort de notre expérience et affuté comme des sabres japonnais nous avons rejoint rapidement la zone de remise des définitions et procédé au report du circuit avec rapidité et efficacité. Après les derniers ajustements, nous avons pris le départ pour ce qui sera une course sans failles. Que dire de plus quand tout se passe bien ? L'orientation fut béton et le rythme soutenu.
Tellement soutenu que nous terminerons cette première journée avec un temps de 3h35 de course et à la 6e place !!!
C'est simple, quand nous arrivons au bivouac il n'y a pas encore foule. Sont déjà sur place les avions de chasse Greg-JP que nous croisons à 2 balises de l'arrivée. Nous en profiterons même pour faire une photo souvenir ensemble avec la vue sur le lac d'Annecy en arrière-plan (ceci est plutôt exceptionnel, essayez donc d'arrêter Greg en pleine course pour prendre une photo souvenir...)
Il est donc 16h20 et nous avons le choix royal de l'emplacement, pas de queue aux douches et farniente (nous venons de gagner plus de 3h par rapport à l'année dernière)
L'aventure s'étant interrompue l'année dernière avant le bivouac nous avançons désormais en terre inconnue.
Nous essayons de délimiter un territoire pour réserver l'emplacement des copains dont l'arrivée s'étalera au long de l'après-midi.
La vie au bivouac fut super sympa, nos sacs étaient chargés de victuailles diverses qui peuvent devenir un luxe en pareilles circonstances. Noix de cajous, saucissons, pommes, bananes un plat complet que j'avais cuisiné chez moi et fait mettre sous vide par mon sympathique boucher. Notre menu fut composé de pâtes sautées au poulet et curry ainsi que gâteau aux noix. Il ne manquait que la petite bière (note pour plus tard: prévoir un mini fut de bière), l'année prochaine j'emporte la glacière
Après une nuit courte, le réveil fut opéré par un joueur de sax sur l'air de Summer Time à 5h du mâtin sympa !
Pour la deuxième journée, nous étions à 33 minutes des premiers et condamnés au mass start pour 3 malheureuses minutes. C'est la ou mon manque d'expérience à joué en notre défaveur, car au lieu d'aller faire le planton devant la ligne de départ je suis allé m'acquitter de quelques besoins vitaux 5min avant le départ. Nous nous sommes donc présentés en queue de peloton 1min avant le départ... erreur de débutant !!!
En effet nous avons subi les goulets d'étranglement et une file indienne interminable jusqu'à la zone de remise des defs. Toute la partie courante ou nous aurions pu gagner du temps ne nous a pas été profitable (mais cela je ne l'ai pas réalisé sur le coup)
La aussi, à l'image de la première journée, nous avons tout simplement été bons, report rapide, mise en course parfaite orientation béton !
Les 1000m de D- de la veille nous attendaient en version D+ cette fois-ci. Nous les avons mangés dans la joie et la bonne humeur en 3h18 et ainsi terminé cette épreuve avec un temps de course total de 6h50 et un classement final à la 7e place. J'avais rêvé de le 3eme mais le départ raté ne nous a pas aidés.
Mais quoi qu'il en soit ce n'est pas de déception que je parle, mais de joie, car une 7e place est pour nous une superbe performance.
Comme d'habitude nous avons retrouvé notre tandem Greg-JP qui terminent 1er de leur catégorie, trop la classe les gars ! (je leur laisse le soin s’ils le souhaitent de narrer eux-mêmes leur course)
A 10h du mâtin notre course était donc terminée et j'ai pu boire à 10h20 la bière rêvée de la veille, et boire un bière à 10h du mâtin cela ne m'était encore jamais arrivé.
Voilà c'est la tête remplie d'images et les jambes et postérieur raide que je terminerai mon récit. Ce fut super, merci à Laure de m'avoir supporté, tu as été une équipière parfaite, je n'ai qu'une seule hâte, remettre ça !
Je ne pourrai pas non plus terminer ma prose sans remercier les autres copains pour votre amitié et votre bonne humeur indéfectibles.
Et la spéciale dédicace va à JPhie conducteur du van de "l'Agence tout risques", partir à 9 dans un même véhicule c'est ce que j'appelle la rationalisation du déplacement poussé à l'extrême, merci, merci, merci !

Voici le tracé de notre parcours

 

Commentaires   

#11 Thierry Geyer 13-06-2014 09:54
Merci ED pour ce franc moment de rigolade lors de la lecture de ton CR. Cela me rappelle un peu notre expérience avec Laure (avec d'autre conditions météo) de l'année dernière. L'année prochaine, comme vous allez y revenir (ah virus quand tu nous tiens) vous allez cartonner avec bien plus d'expérience. Vous vous rappellerez de tous ces bons moments de galère avec nostalgie... :-)
#12 Sylvie GILLIARD 13-06-2014 18:47
Palme d'or incontestable pour Edouard et François pour leur récit : ENORME !!!!
#13 Stéphane Chagnon 13-06-2014 21:01
Fabuleux Ed et Fr !! Quel bonheur de vous lire, j'en ai pleuré de rire. Merci merci merciiiiiiii :lol:
#14 Alain ROLLAND 14-06-2014 06:52
Récit GEANT les "guerriers "
...Encore bravo à vous deux !

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